Jacques Rivard nommé chef adjoint du Parti vert du Canada

24 Novembre 2009 – 10:00am

Montréal – La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, nomme Jacques Rivard, ancien journaliste à Radio-Canada, chef adjoint du Parti vert du Canada. Jacques Rivard se joint dans ses fonctions à Adriane Carr, chef adjointe pour le Parti vert du Canada.

« Je suis extrêmement heureuse de pouvoir compter sur un homme comme Jacques Rivard pour représenter le Parti vert du Canada, affirme Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada. Jacques Rivard a fait de l’environnement un dossier prioritaire pendant plus de 20 ans alors qu’il était journaliste à Radio-Canada. Les questions environnementales lui tiennent à cœur. C’est pour cette raison que j’ai demandé à Jacques de se joindre à notre équipe. »

L’arrivée de Jacques Rivard comme chef adjoint au Parti vert du Canada s’inscrit dans la continuité pour ce passionné de l’environnement. « J’ai commencé à m’intéresser à l’environnement lorsque je suis arrivé à Montréal, explique le nouveau chef adjoint du Parti vert du Canada. Étant originaire de Rivière-du-Loup, j’ai constaté un niveau de pollution beaucoup plus important que ce que j’avais connu dans le Bas-du-Fleuve. Je voulais savoir ce qui en était la cause et quel effet ça pouvait avoir sur l’air, l’eau et les gens. Ma curiosité naturelle a fait le reste. Pendant plus d’une vingtaine d’années, en tant que journaliste, l’environnement a été mon sujet de prédilection. Je continue à m’intéresser à l’environnement, mais cette fois, dans l’arène politique. »

La feuille de route de Jacques Rivard est impressionnante. En plus de ses années comme journaliste à Radio-Canada, il a collaboré avec le réseau américain CNN relativement à des dossiers environnementaux touchant l’Arctique. Il a été membre de la Society of Environmental Journalists. Il a été récipiendaire de la bourse Nieman et d’une bourse de la Fondation Rasmussen permettant à un journaliste en environnement de parfaire ses connaissances à l’Université Harvard. Depuis 10 ans, il a été invité à titre de conférencier sur des questions environnementales au Honduras, au Mexique et en France.

« La nomination de Jacques Rivard ajoutera une vaste expérience à la direction du Parti vert du Canada, ajoute Adriane Carr, chef adjointe du Parti vert du Canada et candidate dans la circonscription de Vancouver Centre. Les électeurs québécois ont soif d’une alternative réellement verte qui va représenter leurs aspirations environnementales à la Chambre des Communes et je crois que Jacques Rivard sera le porte-étendard idéal pour le Parti vert du Canada au Québec. »

Jacques Rivard bio : www.partivert.ca/fr/party/jacques-rivard

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Source :

Patrick Mahony
Directeur des communications au Québec
Parti vert du Canada
(514) 677-6682
www.partivert.ca

Appel à la prudence : il faut baser ses choix sur des faits et non sur des croyances

L’industrie des produits naturels et les fabricants de produits végétariens industriels sont des industries comme toutes les autres industries et des lobbies comme tous les autres lobbies. Cela devrait nous inciter à la prudence.

Il ne faut pas croire sur parole tout ce qu’on lit, mais former son jugement à partir d’un grand nombre d’études scientifiques indépendantes de longue durée et couvrant un grand nombre de personnes. Une hirondelle ne fait pas le printemps. Une seule étude non plus.

Il est de bon ton de dénoncer les cachoteries, mensonges et demi-vérités des grandes entreprises alimentaires ou pharmaceutiques, et je crois que c’est justifié et nécessaire. Sauf qu’il ne faudrait pas après cela se jeter tête baissée et naïvement dans les bras d’entreprises qui font des milliards parce que les préoccupations pour l’environnement et la santé les ont rendues à la mode et qu’elles tentent d’en profiter le plus possible. Et certaines d’entre elles se foutent de la santé des consommateurs autant que Big Pharma, sinon plus!

Il y a des produits naturels qui sont carrément dangereux. Exemple :  à forte dose, la vitamine E augmente le risque de cancer et d’accident vasculaire cérébral. La vitamine C en excès peut causer des pierres aux reins (sans compter le fait que le corps n’est pas capable d’en absorber plus qu’une certaine quantité à la fois; le surplus est du gaspillage). Mais les gens aiment tellement se défier de la «mafia médicale» et prendre en main leur propre santé, sans savoir ce qu’ils font.

L’attitude de consommateur averti doit être adoptée partout et en tout temps, peu importe le produit ou service considéré.

Les entreprises conventionnelles ont des problèmes de fiabilité des études, d’ingrédients indésirables, de contrôle de la qualité. Mais elles ont des normes strictes à suivre et, si les organismes gouvernementaux d’inspection font bien leur travail (ce qui est loin d’être toujours le cas hélas) il y a moyen de les pincer. Idem pour les professionnels de la santé. Dans le domaine des produits naturels et écologiques, des médecines douces, etc., il y a encore bien du chemin à faire et les allégations non prouvées foisonnent. Donc, attention.

Il y a des faits scientifiques incontournables. Une molécule de sucre est une molécule de sucre, quelle que soit sa source. Il n’y a pas de magie, la structure moléculaire est la même. Les aliments bio sont peut-être plus nutritifs ou libres de substances chimiques indésirables.  Les espèces anciennes ont peut-être été moins trafiquées par hybridation pour être belles à regarder et pousser vite, leur  forme est peut-être moins plaisante à l’œil, et elles sont peut-être plus proches de ce que notre espèce consomme depuis des millénaires. Mais il est préférable de manger beaucoup de légumes conventionnels locaux, en saison, bien choisis et lavés que très peu de légumes bio hors de prix et qui ont voyagé 10 ooo kilomètres! Surtout que c’est un peu le fouillis pour ce qui est de la certification bio. Il y a des produits vraiment hors pair. Et autre chose aussi.

Les suppléments alimentaires en pilules, notamment, sont un raccourci pour les paresseux qui ne veulent pas faire l’effort de bien se nourrir. Typiquement nord-américain comme raisonnement, qui confond solution simple et solution simpliste.  Je préfère cent fois manger une orange à prendre une pilule! C’est ok de prendre un verre de jus quand on est pressé, à propos.

Et attention, entre autres, au lobby du soya. On ne peut pas se mettre à 40 ans à se gaver de soya bas de gamme, surtout si on a déjà eu des maladies hormonodépendantes.

Bienvenue aux antagougounes

Je commence à recevoir des visiteurs provenant d’antagougounistan.

Merci pour tous ces clics, je n’en demandais pas tant!

Et je commence aussi à recevoir des commentaires d’insultes.

De retour à la maison ~ Back home

Je suis de retour à la maison, ce fut finalement une chirurgie d’un jour. Seulement le ganglion sentinelle enlevé à gauche. Pas de douleur digne de mention. Tellement contente d’être ici et non à l’hôpital! J’en dirai davantage dans quelques jours mais, là, je me repose et je défais tranquillement ma valise.

I am back home already, the surgery was done on an outpatient basis. Only the sentinel lymph node was removed on the left side. No pain worth mentioning. I’m so happy to be here and not in hospital! I’ll write more in a few days but, today, I am resting and unpacking my suitcase, slowly.

Le 16 novembre 2009 à 7 heures du matin ~ November 16, 2009, 7 AM

C’est la date et l’heure à laquelle je dois me présenter pour la chirurgie.

Je suis dans les préparatifs en ce moment.

Date and hour I have to report for surgery.

Lots of things to finish, solve and organize in the meantime.

Il est permis de pleurer ~ Crying is allowed

Il y a des journées comme aujourd’hui où je pense à tout ce qu’il est nécessaire de faire : préparer mon lit avec de beaux draps propres, cuisiner et congeler en prévision de mon retour, appeler mon assureur… sortir mon testament, la liste de mes actifs, mon mandat en cas d’inaptitude… faire ma valise… mais tout ce que je fais, aujourd’hui, c’est pleurer.

Je suis triste, un point c’est tout. Ma tristesse est très profonde. C’est un deuil que je vis, encore une fois. Sauf que cette fois-ci, je sais exactement ce qui m’attend… le harpon :( … grelotter à jeun dans un corridor froid, toute seule avec mes pensées… et plonger dans l’inconnu.

J’ai peur, et je pense que c’est normal.

On dit que la vie nous envoie des épreuves que nous sommes capables de supporter. Peut-être, mais je trouve ça pénible, très pénible, pas seulement la maladie elle-même que tout ce qui va avec (ex. incapacité de travailler pendant une semaine).

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There are days like today where I am thinking of all the things I have to do: prepare my bed to make it all clean and comfy, cook and freeze some dishes for my return, call my insurer… take out my will and the list of my assets, my mandate given in anticipation of the mandator’s incapacity … prepare my suitcase… but all I can do, today, is cry.

Il am sad, that is all. My sadness is very deep. I am in a phase of mourning, once again. But this time, I know exactly what awaits me. Except that, this time, I know exactly what lies ahead… the insertion of the fine wire :( … shaking half-naked in a cold corridor, all alone with my thoughts… the big jump into the unknown.

I am scared, and I think it is normal.

They say that life brings us trials that we are able to overcome. Maybe, but I find that difficult, very difficult, not the disease itself per se, but all the unpleasantness that revolves around it (e.g. I have to stop working for a week).

Something I need off my chest: Ultragreen fanatism is NOT my cup of tea ~ Il faut que je le dise : Le fanatisme ultravert, ce n’est pas mon truc

It makes me laugh when I hear some people who are supposed to be “green” comment how they went to shop for a pair of boots just to feel better. Were they leather, BTW (just asking)? And yet they look down on me because I am not 100% vegan and because I point out that hybrid cars are just a stopgap measure, in particular because after a few years, the battery, which is full of toxic chemicals, has to be replaced at the cost of ten grand apiece.

I am not perfect but for me being green is not something trendy or a way to get a job.

A very small green gesture, if it is repeated by millions, will make a lot a difference.

As a person who studied theology, I am well aware of the sectarian mentality and I have also been made aware of the risk of falling prey to  believing anti-scientific pseudo information that is spread by people who have a commercial interest in selling quack-like pseudo-therapies. These people stand to make millions of dollars in profits.

There are many ways to be green, and one of them is not buying what we don’t need. We need as many people as possible on the green bandwagon, even if they only do a few things, and are not “ideologically perfect.” It is a start. I need green talibans as much as I need the original kind!

This opinion is nothing but my own.

Ça me fait rigoler quand j’entends des gens qui sont censés être verts raconter comment ils sont allés magasiner une paire de bottes juste pour se remonter le moral. Étaient-elles en cuir, à propos (une question bête comme ça)? Et pourtant, ces gens me regardent avec mépris parce que je ne suis pas végétalienne à 100 % et que je souligne que les voitures hybrides ne peuvent être qu’un moindre mal et une solution temporaire, notamment parce que, après un certain nombre d’années, la pile, qui est bourrée de produits chimiques toxiques, doit être remplacée à un coût qui se chiffre en milliers de dollars. Y aura-t-il un marché pour les véhicules hybrides d’occasion? Nous sommes en terrain inconnu.

Je ne suis pas parfaite mais, pour moi, être « verte » n’est pas juste quelque chose qui est à la mode ou qui peut me rapporter un emploi.

Un tout petit geste vert, s’il est répété par des millions de personnes, aura de grandes répercussions.

En tant que personne qui a étudié la théologie, je suis bien sensibilisée à la mentalité sectaire. Je suis également sensibilisée au risque d’être en proie aux croyances antiscientifiques et à l’information pseudoscientifique répandue par des gens qui ot un intérêt commercial dans la vente de pseudothérapies de charlatans. Ces gens sont en position de faire des milliards de dollars en profits.

Il y a bien des manières d’être vert et une d’entre elles consiste à éviter d’acheter ce dont nous n’avons pas besoin. Nous avons besoin du plus grand nombre de personnes possible qui posent des gestes verts, si simples soient-ils. Ce n’est pas une question de « pureté idéologique ». Chaque geste vert, si petit soit-il, est un début. J’ai autant besoin de talibans verts que de la variété originale!

Ce point de vue est strictement personnel.

Sauter du pont du Titanic ~ Jumping off the Titanic

Je me sens  comme une personne qui se trouve sur le pont du Titanic en train de couler. Le petit confort auquel je m’étais habituée est en mille miettes. La situation est intenable; je n’ai pas le choix, je ne peux pas rester là, il faut que je saute. Mais ce qui m’attend en bas (en partie inconnu et imprévisible) est loin d’être facile.

I feel like a person who is standing on the deck of the Titanic while it is sinking. Ah, my life was such a comfortable little routine; but the life I have known is now shattered and will never return. The situation is untenable. I have no choice, I have to jump. But what awaits me (partly unknown, and unpredictable) is definitely not easy.

Mise à jour rapide // A quick update

  1. La chirurgie est fixée au 16 novembre. Ouille! Ça vient vite.
  2. Cardiogramme et vaccin pour la grippe A H1N1 le lundi 9 novembre (grâce à ma chirurgienne; les cliniques de vaccination ne veulent pas me passer avant le
    23 novembre).
  3. On m’a parlé d’un blogue d’une dame qui est pas mal dans le même bateau que moi : Knitnut.net
  1. Surgery booked for Nov. 16. Yikes, the date is approaching, fast!
  2. EKG and H1N1 flu shot on Nov. 9. I am getting the vaccine thanks to my surgeon, because the regular flu vaccination clinics don’t want to see me before Nov. 23
  3. There is a lady blogger who is also fighting cancer, her page is knitnut.net

Je ne suis pas courageuse ~ Me, courageous?

Avertissement : la lecture de ce billet peut être dérangeante pour les gens qui me connaissent.

J’ai encore un  autre test médical à passer mardi prochain (le 20 octobre) :  un repas baryté,  pour vérifier si j’ai des métastases abdominales ou pelviennes. Miam!

À ce rythme-là, je vais être à peine rétablie de la chirurgie à Noël.

Il y a quelque chose qui me trotte dans la tête depuis un moment.

Cela fait plusieurs fois que des gens me disent : « Line, tu es courageuse, je ne sais pas comment tu fais» et d’autres commentaires du même genre. Ma première réaction est habituellement d’être émue et de pleurer. Mais aussi, cela me met extrêmement mal à l’aise.

Mais après, je me dis « Moi, courageuse? pas vraiment ». On est courageux quand on fait quelque chose de difficile ou de dangereux sans y être obligé. Mais moi, bien entendu, je n’ai pas le choix. Que pourrais-je faire d’autre? Me croiser les bras? M’asseoir par terre et pleurer? Me laisser couler, alors que des gens comptent sur moi?

Et puis je me dis aussi que c’est ma faute si je me retrouve dans cette fâcheuse situation. Je n’ai pas perdu de poids. Je n’ai pas changé mes habitudes de vie, ni réduit mes excès. Je n’ai pas fait d’exercice.

Et puis est-ce que, par hasard, quelque part, ça ne ferait pas mon affaire d’être malaaaaade (le pire, c’est que je ne me sens pas malade du tout; on en reparlera pendant la chimio!)? De faire pitié? D’avoir une bonne raison de me plaindre? De travailler moins? D’obtenir plus facilement ce que je veux? Où finissent les demandes légitimes, et où commence la manipulation?

Est-ce que par hasard, je n’aurais pas voulu ce cancer, subconsciemment? Parce que je me crois indigne de vivre et d’être aimée? Parce que, dans le fond, je me déteste? Parce que je ne crois pas avoir le droit d’être heureuse? Pour qu’on s’occupe de MOI MOI MOI?

Et quand on pense trop à quelque chose, ça finit par arriver… surtout quand on le visualise? J’ai une imagination fertile, voyez-vous.

Pourquoi est-ce que j’aimais tant lire les histoires de gens qui surmontaient de graves maladie, dans le Sélection du Reader’s Digest, quand j’étais jeune? Parce que je trouvais ça romantique? Parce que je trouvais ces gens héroïques? De là à vouloir les imiter? On dit en anglais Be careful what you wish for (prenez garde à ce que vous souhaitez, car cela pourrait bien se réaliser). Voilà. Je vis un moment romantique et héroïque à souhait. Aha. La Dame aux camélias, édition 2009.  Mais oups, ma vie est en danger maintenant. Pas en danger immédiat, mais quand même.

Et puis, à propos, qu’est-ce que j’en fais au juste de ma vie, à part travailler? Si j’étais plus efficace et plus disciplinée, au lieu de perdre mon temps, je pourrais faire ces choses qui sont censées m’intéresser et que je remets toujours à plus tard.

Cette réflexion n’est pas finie, de toute évidence.

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I have yet another medical test to go through next Tuesday (Oct. 20) :  a barium meal,  to check for any abdominal or pelvic metastases. Yummy! NOT!

The way things are going, I will be barely out of surgery by Christmas.

There is a thought that has been keeping going through my mind at the moment lately.

I have been told many times already:  “Line, you are courageous, I don’t know how you manage! and other comments in the same vein. My first reaction is usually to be moved and cry. But also, I feel really uneasy.

I tell myself “Me, courageous? Not really.” Courageous people do difficult or dangerous things without being forced to. But of course, it does not apply to me, as I have no other choice. What else could I do? Give up and do nothing? Sit on the floor and cry? Let myself sink, despite the fact that there are people counting on me?

And I also tell myself that it is my fault if I am in this pickle. I should have lost weight, but did not. I should have modified and curbed my bad habits. I should have exercised more.

I’ll translate the rest into English later and add to it also.